Échelle S — faire le saut vers ses projets
Concilier : pro · art · recherche · formation · politique & communication
Bonjour à toustes, j’espère que vous allez pour le mieux
Comme vous l’avez sûrement noté, j’ai mis plus de temps que prévu à écrire cette infolettre. J’avais besoin d’une pause après la phase M, qui fut super intense. Et puis il fallait que je me concentre sur moi et sur ma pratique pro : je traverse une période de travail difficile, un creux entre deux projets, avec tout un tas de choses à régler qui ne m’ont pas laissé l’espace d’écrire.
Dans le fond, c’est un peu le sujet de cette infolettre : comment on vit bien de sa pratique indépendante tout en faisant ce qu’on aime. Je crois que c’est un gros sujet pour beaucoup d’entre nous.
Info importante - asso des alumnis de l’ENSAPB (APB).
Un rendez-vous est posé dans environ un mois (date à confirmer) pour proposer un nouveau bureau pour l’asso, adossé au projet d’annuaire des alumni (et l’appel a projet de 40k€) ; je vous en dis plus bientôt, ça a bien progressé.
Aussi, je vous proposerai bientôt un questionnaire pour relever les besoins réels de la communauté, et construire un programme qui répond à nos besoins.
Votre retour sera essentiel et précieux. <3
Où on en est - le projet en trois échelles
Avant de rentrer dans le vif, un rappel rapide de la direction d’ensemble. C’est la boussole, je la repose à chaque grande étape.
- (S) Sortir la tête de l’eau - structurer sa pratique, clarifier ses objectifs, lancer ses projets intentionnels. Entreprendre, essayer, itérer, partager et discuter de nos méthodes. (échelle S ; c’est là qu’on est maintenant.)
- (M) Structurer l’entraide - soutenir les bifurcations et les pratiques régénératives dans nos métiers. Mutualiser nos ressources (expériences, formations) via une base de données, de manière conviviale (via le codev et le mentorat). Construire ainsi des infrastructures communautaires vivantes (annuaire, incubateur).
- (XL) Dans quel but ? - renouer avec le sens de notre métier ; un rôle social et d’intérêt général, une discipline de régénération de nos structures sociales malades. Via notre futur média, prendre la parole : publier nos travaux et projets engagés et les mettre en œuvre. S’unir pour co-écrire un nouveau contrat social et un récit collectif ; biorégional, démocratique, polycentrique, souverain, décroissant, décolonial, féministe…
Ambitieux, j’en conviens !
Le ton de cette phase : personnel (et désinscription possible)
Cette phase S, je vais vous la raconter à ma manière, d’assez près. Je me retrouve dans un endroit un peu précaire, un peu dos au mur, sans trop d’autre choix que de sauter : faire le pas sur plusieurs projets que je nourris depuis longtemps, et qui me font tous un peu peur. Je crois d’ailleurs que la phase M, ce travail d’infrastructure collective alors qu’il n’y a pas encore vraiment de collectif, c’était aussi, mine de rien, une façon de procrastiner. J’ai mis la charrue avant les bœufs.
Un mot de prudence, parce que des proches m’ont déjà dit qu’un certain manque de pudeur dans mes lettres pouvait mettre mal à l’aise. Partager ce que je traverse fait partie pour moi du “build in public” : construire en direct avec vous, et nommer une part de mes doutes (je filtre bien sûr, mais je nomme). Je trouve que ça incarne le récit. Si pour certain·es c’est trop intime, vous aurez, au début de chaque email de cette phase, un lien pour vous désinscrire de la partie perso et revenir directement à l’échelle XL, plus tournée vers les pratiques de régénération et le collectif.
Les chantiers que j’ouvre

la carte-brouillon de cette phase
On creusera chacun dans les prochains emails ;
- PRO - ma pratique d’architecte. On ne nous a jamais appris à trouver des clients Comment je structure mon organisation indépendante, et l’offre que j’ai construite avec les acteurs locaux (notaires, agents immo, entreprises). Je raconterais les principes de business utilisés, et mon recul critique là-dessus.
- ART - ma pratique artistique. Une pratique que j’ai à côté depuis longtemps, dont j’aimerais vivre un peu ; avec son lot d’appréhensions, parce que je m’y suis déjà cramé, et en même temps c’est une passion qui me fait du bien.
- RECHERCHE - le PFE (TMIP). Le projet que je porte depuis six ans et que je lance maintenant pour de bon !!
- FORMATION - (NAAV). Une formation pour sortir la tête de l’eau. Pensée accessible, en partage ouvert (un jour sans doute avec une participation libre, pour pouvoir en vivre).
- COM’ - la communication sur les réseaux. Le fil qui relie tout : être présent, partager le processus, ouvrir la discussion. Produire de la qualité dans un monde de bruit, sans être perfectionniste ? ahah
- COMMU (en fond) - le politique & le collectif. Le codev et l’annuaire : d’un côté la proposition d’asso ENSAPB + l’appel d’offres de septembre (cf. l’encadré APB plus haut), de l’autre une expérimentation que je fais avec une autre communauté, Perspectives, pour tester sur trois mois un modèle que je proposerai à l’ENSAPB en septembre (à adapter, bien sûr).
L’outil, et le vrai sujet
Vu de loin, ça paraît démesuré. Beaucoup de densité, beaucoup à lancer en même temps. C’est vrai. Une partie de ce que je tente n’est possible que parce que les outils IA m’amplifient : ils accélèrent, ils débloquent des choses que je n’aurais pas pu faire seul.
Mais le vrai sujet n’est pas technique (même si la question éthique se pose, j’y ai répondu en partie, et je reste ouvert à la discussion sur l’IA !). Là où ça coince, c’est surtout que j’ai tellement préparé que j’ai peur du saut. C’est peut-être ça, au fond, le sujet de cette phase ; je l’aborderai au fil des emails.
Bien sûr, je ne sais pas si j’arriverai à tout lancer. Je ferai au mieux. L’important pour moi, c’est de partager le processus, et si ça peut servir à quelqu’un, partager les apprentissages glanés en chemin, ouvrir la discussion sur vos propres pratiques, via les canaux appropriés (LinkedIn principalement)
C’est ça, l’intention du “build-in-public” : poser une opinion, oui, mais surtout ouvrir l’espace à chacun·e pour partager ses propres réponses. Capitaliser sur l’expérience collective. Faire de ces lettres l’atelier de quelqu’un qui cherche, à voix haute, avec vous.
C’est pourquoi, dans cette phase, cette infolettre bimensuelle présentera une synthèse des posts publiés sur les autres réseaux, et une vue « méta » de la démarche en cours. Un peu comme cette infolettre. La longueur est standard, et fera en moyenne 2,5k mots, soit 5 min de lecture (max, 10min).
PS
Petit mot pratique : la boîte mail de cette infolettre (contact@trans-former.fr) est cassée pour le moment. Si vous voulez me répondre, écrivez-moi en attendant à transformationsresilientes@gmail.com. Je vais bientôt réparer l’autre, et je lirai enfin les messages que je n’ai pas reçus depuis plusieurs semaines ; pardon à celles et ceux qui m’ont écrit sans réponse, j’ai à cœur de répondre à tout le monde et je le ferai vite.
Merci de donner de la force avec votre présence, votre lecture, vos éventuels retours.
Avec plaisir d’échanger autour de nos tambouilles !
Bonne fête de l’été, hydratation et fête <3